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Peu importe notre âge et notre état de santé, manger est l’un des plus grands plaisirs de la vie et il est nécessaire que cela puisse perdurer. Ce n’est plus un secret pour personne, l’alimentation et l’activité physique jouent un rôle essentiel pour préserver la santé. Elles permettent de « bien vieillir » et de limiter la perte d’autonomie (1).

La mythique fontaine de jouvence se trouverait-elle dans notre assiette ? Quelle en est la recette ?

Avec l’âge, la composition corporelle se modifie. Les muscles se raréfient et la masse grasse a tendance à s’accumuler au niveau viscéral.

La perte de poids entraîne par conséquent une diminution de la masse grasse mais aussi de la masse maigre (muscles), raison pour laquelle on demeure prudent avec la réduction pondérale chez une personne âgée.

Différentes études suggèrent que la perte de poids chez la personne âgée augmente le taux de mortalité. En effet, une perte de poids de 5 % sur trois ans est déjà corrélée à une augmentation du taux de mortalité. (2)

Les personnes âgées s’adaptent moins bien à une diminution calorique et cela a un impact plus grand sur leur état de santé (sarcopénie, cachexie : affaiblissement de l’organisme lié à une perte pondérale et atrophie  musculaire).

Toutefois, l’obésité nécessite une perte pondérale afin de limiter les complications cardio-métaboliques et améliorer la qualité de vie en termes de mobilité dans un contexte d’arthrose invalidante.

Pour ce faire on propose actuellement un régime équilibré, ainsi qu’une activité physique modérée praticable par le patient âgé.

Peu importe les activités et le mode de vie, le secret est de maintenir un rythme alimentaire de trois repas par jour et d’y inclure une collation. Cette régularité permettra de bien répartir les apports sur la journée et de réguler le taux de sucre dans le sang. Avec l’âge, le fonctionnement du corps est exposé à des modifications: la digestion peut être plus longue et plus difficile. Pour un meilleur confort digestif, nous  conseillons d’espacer les repas et collations d’environ trois heures (3).

A l’instar de l’âge, la prise de médicaments ou une baisse de moral peuvent retentir sur notre alimentation. Il est alors possible d’avoir de moins en moins d’appétit ou d’être plus rapidement rassasié (3). Dans ce cas, il est recommandé de manger plus souvent dans la journée, tout en gardant trois repas principaux dont les quantités seront diminuées.

Un rythme alimentaire idéal :

  • Le petit déjeuner

Ce repas permet de redonner de l’énergie à l’organisme après la nuit. On évite le manque de sucre en se levant et ainsi le risque de malaises pouvant entraîner une chute (3).

Au menu : Une boisson + un produit céréalier (pain, biscottes…), un produit laitier (lait, formage, yaourt…) + une source de bonne matière grasse (beurre ou purée d’oléagineux) et un fruit ou jus de fruits.

  • Le dîner

Souvent considéré comme le principal repas de la journée, il devrait rester si possible structuré.                                                                                                                       Au menu : Une entrée,  un plat comportant une source de protéines (viande, poisson, œufs, protéines végétales) + des féculents  +  un dessert + une boisson

  • La collation

Elle est nécessaire pour bien réguler le taux de sucres dans le sang, les sucres étant plus difficilement stockés dans le foie et les muscles (3).

Au menu : Un ou deux aliments parmi les groupes suivants : fruits, pain ou biscuits, produits laitiers + une boisson

  • Le dîner

Stop aux soupes légères et autres compotes, c’est insuffisant pour un repas du soir. L’organisme a besoin d’énergie pour passer la nuit, lui permettant un meilleur sommeil (3).

Au menu : Une entrée,  un plat comportant une source de protéines (produits laitiers œufs, protéines végétales) + des féculents  +  un dessert + une boisson

  • N’oubliez pas de vous hydrater tout au long de la journée.

 

Maria-Lena Enz

Mélisandre Anderson

Diététiciennes dipl HES

Sources :

  • Société Suisse de Nutrition, L’alimentation de la personne âgée, savoir plus- manger mieux, 2011
  • Newmann AB, Yanez D, Harris T. Weight change in old age and its association with mortality. J Am Geriatr Soc 2001,49:1309.
  • Programme national nutrition-santé, le guide nutrition pour les aidants des personnes âgées, AFSSA, 2006