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La perte d’appétit est un symptôme fréquent chez la personne âgée. Elle peut être en lien avec une pathologie responsable d’anorexie, par exemple une maladie neurodégénérative telle Alzheimer, ou un cancer. Toutefois, en dehors de toute pathologie, la baisse d’appétit est également due à des facteurs physiques. En effet, la vieillesse entraîne des modifications qui influencent les mécanismes de faim et satiété avec :

→une diminution de la quantité des papilles gustatives (un tiers de moins que chez la personne jeune). Cette baisse de la sensibilité gustative peut modifier sa perception du goût qui tient un rôle très important dans l’appétit.

→Une accélération de l’atrophie gastrique qui diminue la quantité de récepteurs et les capacités de réception et de digestion de l’estomac, entraînant une réduction des quantités ingérées.

→Une diminution de l’activité intestinale, provoquant plus facilement un inconfort digestifet  se répercutant sur l’appétit

→Parfois une atrophie du cerveau peut aussi perturber les voies de conductions nerveuses de l’appétit.

→Les douleurs chroniques coupent l’appétit

→Diminution de la sensation soif

→Altération de la denture ou mauvais état gingival

→La personne âgée a généralement une activité physique diminuée, voire très restreinte, ce qui réduit son appétit.

La personne âgée peut également rencontrer des difficultés à se préparer même les repas les plus simples ; ouvrir une boîte de conserve peut rapidement se transformer en vrai casse-tête !

 

 

S’ajoute à ses facteurs physiques, une composante psychologique : la personne âgée qui est diminuée ou qui vit seule sera moins motivée pour préparer un repas appétissant, c’est-à-dire coloré et goûteux, ce qui supprime tous les facteurs sensoriels de stimulation de l’appétit. De plus, la convivialité du repas est inopérante pour la personne seule.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes ; 4 à 10%   personnes âgées vivant à domicile souffrent de dénutrition, et 15 à 38%  personnes vivant en institution. Le risque de dénutrition augmente avec l’âge.

La personne âgée en bonne santé modifie son comportement alimentaire mais la perte d’appétit n’est pas systématique.L’anorexie est un signe d’alarme très important, les conséquences peuvent en être rapidement dramatiques :

– Infections, à cause du risque de déficit immunitaire.

– Grabatisation, à cause de la fatigue qui en résulte.

– Altération des fonctions musculaires: chutes, fractures,  dépendance

– Escarres : l’alimentation est le facteur évolutif essentiel

– Dégradation de la qualité de vie

– Augmentation de la mortalité

Contrairement aux idées reçues, les besoins de la personne âgée ne sont pas diminués. Afin de maintenir un appétit permettant une alimentation équilibrée, il est important :

  1. De maintenir une activité physique adaptée ;
  2. De garder des responsabilités sociales ou des simples contacts sociaux qui motivent à se tenir en forme et donc à manger ;
  3. De conserver au maximum des activités apportant de la joie de vivre ;
  4. D’adapter son mode alimentaire à ses besoins et non à des conventions sociales. En effet, la personne âgée qui s’écoute fera, par exemple, plus volontiers plusieurs petits repas dès tôt le matin au lieu de trois gros repas aux horaires habituels. Cela s’appelle une alimentation fractionnée ;
  5. Privilégier des produits riches en énergie et/ou en protéines
  6. Adapter aux goûts, à la mastication, à la déglutition: texture hachée, mixée..